GRAND PA R R Y440 Il ILIH.1,1,11 A LA GALERIE CHARPENTIER L’s„.YnZ’Oets s Charpentier pour-pentier per-mettent deconstater que Paris maintient son titre de Marché mondial des ‘mures d’art et de la curiosité. Pourtant, à la date où nous écrivons ces lignes, la plus prestigieuse d’entre elles n’a pas encore eu lieu, nous voulons parler de la vente de la collection de tableaux modernes de Mrs. Margaret Thompson Biddle, suivie de cinq autres importantes vacations. Voici le tableau des premiers résultats acquis au Faubourg-Saint-Honoré pour les trois premières ventes. Jusqu’en t955, ce chiffre de trois vacations en hiver, au printemps et en étévariait guère. Depuis, ce programme a subi de très notables modifications. Pour la première fois des séances ont eu lieu en janvier (regardé jusqu’à présent comme un moœ mort a), et les trois ventes sont devenues neuf, s’échelonnant non plus sur un maximum de dix jours, mais sur une période de cinq semaines. Ce nouvel horaire a interrompu les expositions de la Galerie Charpentier qui a dû décrocher puis accrocher à dix reprises, en mai et juin, les toiles des Cent Chefs-d’autre de l’art franyais. Le 21 mai Collection J. B. La collection J. B., ou plutôt une partie des collections réunies par M. J. B., amateur parisien du goût le plus sûr, aujourd’hui disparu, était remarquable à trois titres différents l’intérêt des vingt et un dessins à la plume et au lavis d’encre de Chine de Jacques Rigaud sur le château, les jar-dins et bosquets de Versailles, la rareté s. d’anciennes faïences de Rouen rehaussées d’ocre ainsi que la qualité d’un ensemble de meubles Louis XIV. Les dessins, mis à prix 8..00u fr., ont été adjugés z millions 350.0 fr. Mesurant o 22 X 0 m. 47s, d’une remarquable fraîcheur (parce que jamais encadrés, mais conservés dans des cartons), ils sont la fidèle reproduction de Versailles au temps du Roi Soleil. Jacques Rigaud avait été chargé par le monarque de portraiturer a toutes les résidences royales. Faïences anciennes de Rouen. Les anciennes faïences de Rouen occupaient vingt-huit numéros du catalogue. La plu-part dataient du début du xvine siècle et provenaient de collections connues sas-poudroir balustre à décor rouge et bleu avec motifs de ferronnerie et guirlandes, de la collection Caillot ajoure fr. ; hanap en forme de casque e anse rocaille et déversoir orné d’un mascaron d’homme barbu, même décor, des collections Ploquin et Perron, zoo.000 fr. ; plat long octogonal orné au centre d’un paysage en camaïeu bleu, de la Gourde de ftiMin à double renflement en laknce de Moustier ». collection Manzi 180.000 fr. ; paire de cache-pot cylindriques à décor, en bleu et rouge, de guirlandes, lambrequins et masca-rons d’homme, de la collection Clampa-nœn, etc. Mais les faïences rehaussées d’ocre devaient de loin dépasser ces enchères. Un très rare plateau de table décoré en bleu et rouge d’un motif rayonnant dans un encadrement de rinceaux, avec une large bordure moulurée ornée de mascarons, d’animaux chimériques, sur fond ocre niellé noir, et aux angles d’une fleur de lys, s’est vendu (malgré une légère fêlure) 1.050.000 fr. Il provenait aussi de la collection Clarripa-nain (larg. o m. 630). Une bannette à anses ajourées avec bordure ocre à feuillages et rinceaux niellés noir (larg. o m. 410), de la collection Papillon, a trouvé preneur à 580.000 francs. Meubles d’époque Louis XIV. Quant aux objets d’art et aux meubles et sièges du xvire siècle, pour une fois ils concurrençaient, à la Galerie Charpentier, les œuvres du xvms siècle que l’on a cou-tume d’y voir. Parmi les premiers figurait une paire de torchércs en bois sculpté et doré présentant en leur partie centrale des cartouches avec les armoiries royales dilâspagne et de Bavière-Palatinat accostées de cariatides féminines. On les a payées millions. Selon une tradition, ces torchères auraient été offertes par Louis XIV à la veuve de Charles H d’Espagne venue s’ins-taller à Bayon. vers 1706. Il y avait encore une classique paire de gaines en marque-terie de cuivre et étain sur écaille avec enca-drement en placage d’ébène adjugées 1.750.000 fr., et des striges et meubles six tabourets, un mobilier de salon, s.zoo.000 fr.; un bureau Mazarin, z.7..000 fr.; une console à décor diapres Bérain, z.400.000 fr.; une petite table en bois sculpté et doré, 3.zoo.000 fr., et une importante commode en marqueterie de Boulle, z.boo.000 fr. Cette dernière (notre photo), payée z.600.00o fr. est un meuble qui ressemble étrangement au bahut on a plutôt envie de soulever, à la manière d’un couvercle, son dessus de marbre que de tirer les poignées des tiroirs. Ce meuble est une des premières commodes qui, petit à petit, devaient remplacer, sans la détrôner complètement, la grande armoire Louis XIII. Mais l’enchère la plus specta-culaire 4.350.000 fr. était réservée à six tabourets en bois mouluré et doré de forme rectangulaire, sur pieds galbés, recouverts de tissu de la Savonnerie. L’explication nous a été donnée par un expert i la Savonnerie à décor polychrome sur fond noir d’époque Louis XIV est extrêmement rare. Dans le suite des ventes faites à la Galerie Char-pentier, il faut remonter à 1935, date de la dispersion de la collection Guérault, pour en trouver de sembables (Mes Bellier et Ader, MM. Catroux, Damidot, Lacoste et Prost, experts). Total 46.37z.000 fr. er77:7777 x-« Velireee fj Commode en marqueterie de hostile ornée de bronqe ciselé et doré, d’époque Lattis XIV.