Le Mouvement Artistique à l’Étranger ALLEMAGNE nEINFIOLD BUG.. est alors à Berlin où il était né le 3 aoat, ns• dix-neuf jours après y avoir tété le soixante-dixième anniversaire de sa naissance. Pour le gros public il est avant tout l’auteur du monument national et archi-triomphal de Guillaume L Son art, us peu froid et très officiel, semble une directe expression des goûts artistiques des trois empe-reurs qu’il servit, et auprès desquels il jouissait de cette marne situationprivilégiée que jadis Rauch, sous les précé-dents rois de l’eusse ; ce Rauch aurorel même un duc d’Or-léans ou une duchesse de Dise, qui le rapporte si gentiment dans sa Cheimique, tenaient à faire un brin de cour lorsqu’ils allaient à Berlin. Si le nom de Begas survit dans les annales de l’art, aussi bien que dans l’histoire tout court, cc ne sera ni pour ses ennuyeux bustes de souverains et de grands personnages berlinois, ni pour son monument à Bismarck, ni pour ses pénibles (et faciles!) Schiller et Gcethe, mais uniquement pour ses groupes monumentaux du Taureau et du Buffle aux abattoirs de Budapest, car là, il a vraiment senti avec simplicité quelque chose de grand. Dans la salle des fétes de l’hôtel de ville de Wiesbaden, très belle exposition d’oeuvres de Leibl et de son cercle (Johannes Sperl, Théodore Alt, Charles Schuch, etc.) Il est facile d’avoir quelque idée de ce groupe de solides peintres réalistes par le numéro que leur a consacre en septembre Deniselm Kunst und Dekaralion, ceste revue qui est la plus vivante et complète expression du moment artistique alle-mand. — Ce même Schuch décédé, peintre de natures mortes et de paysages, a eu son exposition cher. Heinemann, à Munich, où l’on ne parle que des grandioses représentations populaires de l’Ores/a., organisées par Max Reinhardt dans la grande salle des fêtes construite hier pour la Huitième symphonie de Mahler, tandis que le public demeure encore sous le charme des représestations d’opérettes, réalisées sous ses ordres, au Theatre des Artistes, par des artistes comme Oscar Graf. — Au Kliustverein de Francfort, une exposition Hodler est une nouvelle manifestation de cet engouement de l’Allemagne pour l’oeuvre brutale et ma-niaque, du peintre bernois-genevois, qui prouve une fois de plus combien il est plus facile de s’imposer en criant fort qu’en charmant juste. floffer est l’homme d’une idée ou plurôt d’us mot, sen aune. parallélisme. C’est beaucoup de tome une vie pour taper comme un sourd imperturbablement sr ce pauvre menu clou. — Le menu Francfort a célébré leu né août les soixante .s du professeur Artur Volkmans, récemment installé daus cette ville, après de longues années à Rome, d’une activité de statuaire et de peintre, dont j’ai dit ici les résultats, qu’une proehaine exposition va montrer sur les bords du ùlein, et que célébre déjà une des belles publications de l’éditeur munichois R. Piper. J’ai beaucoup insiste sur le renouveau de l’architecture allemande et autrichienne dans ces dernier. chroniques. J’aurais pu en faire autant à l’égard de la librairie d’art dont le mouvement devient merveilleux. Et il faut bien se dire que le plus intéressant n’y est pas seulement le publication de luxe, sur laquelle se jette un nombre incroyable et tou-jours croissant de bibliophiles ; mais que le plus simple manuel populaire, l’abécédaire des classes enfantines prétend aujourd’hui en Allemagne àcaractère d’art. tin Max Dasio, le médailleur émérite, neun dédaigne pas de s’occuper de CM des écoles primaires de Munich. Et que dire de l’innombrable série des ouvrages de vulgarisation qui se présentent sous des aspects irrésistibles. La maison Vielhagen et Clasing, de Bielefeld, qui a donné le signal et crée le type des monographies artistiques, revise de fond en comble ses riches séries et donne l’exemple des améliorations à chaque édition ; le même volume, revu et corrigé, en vingt ans a pour le marne prix minime, doublé ses illustrations et fait use toilette moderne, en méme temps que la qualité du papier et des clichés s’améliorait. Ch. Secouas, a Leipzig, la série des villes d’art célébres a établi voici longtemps le modèle qu’une n de Paris a imite. Ch. Klinkhardt et Ricanants, â Leipzig encore, a été résolu le probleme d’une série concurrente si absolument différente d’aspect, de plan et de format de poche qu’il ne puisse ètre question de double emploi. La marque distinctive de ces entreprises, qu’il s’agisse d’une revue d’art comme les trois ou quatre qui n’arrivnt pas à satisfaire la dévorante activité d’un Alexander à Koch, Darmstadt, ou de la série des Illustrateurs du menu éditeur Klinkhardt, c’est que jamais elles ne demeurent stationnaires et qu’elles volent pour ainsi dire au devant de l’amélioration. Dans d’autres pays les progrès s’effectuent par soubresauts à longs intervalles ; il est dans le tempé-rament ger nique de procéder avec une opinia ma tre conti-nuité. Tout aujourd’hui marche de pair avec la prospérité et l’embellissement des villes. Qu’il s’agisse d’un livre, d’une affiche, des numéros et plaques de rues, dus voitures de tram, de billets de théâtre ou de concert, la recherche d’art est partout. : ce point de vue, le restaurant du jardin zoolo-gique récemment inauguré à Munich, a fait ce nunse genre de sensation que les colonies de villas, qui poussent connue des champignons après la pluie partout dans l’Isarthal, et que le promeneur découvre inopinément au cours d’une promenade mutuelle. AUTRICHE VIENNE s’occupe de la fondation d’un musée technique d’art et d’industrie. — Prague voit les artistes dissi-dents de Marres, dont j’ai dit la bruyante sortie, s’organiser en société indépendante qui aura éésormais sa revue. Les noms de MN!. J. Coeur, Zdenek Kratochvil, P. ffinak, 43 =HONGRIE V. Brusuter, E. trilla, O. Gutfreund et Fr. Kysela sont à retenir, surtout celui de ce dernier, lits décorateur qui a su donner une formule vraiment tchèque aux résultats acquis ouvem par le ment éclectique, mais déjà combien rempli d’éléments slaves, de la Kunstschau ,ienuoise. A Straanice, en