L’ART ET LES ARTISTES si» F. COURTENS — LE RETOUR DE L’OFFICE manière, s les aspects différents de la vie des êtres et des choses » Alf. Hubert, Lambrechts, de Beul, Verhaeren, Bellis, Gilbert. Puis, en 1878, ce sont : de Jans, Farasyn, Pion, Bourotte, peintres de figures, ainsi que Hamesse, Lynen, Maus, Bellis, Voyels et de Bièvre, paysagistes ou mari-n estes. Parmi tous ces artistes on reconnaissait les élèves de Por-taels à leurs allures indépen-dantes. Mais il faut surtout rappe-ler Agneessens, qui apporta dans la peinture une note nouvelle, en exprimant la femme e dans le frisson de sa chair et la mobilité de sa sensation. » Emile Wauters, d’autre part, se révélait cousisse un maitre de la plus large envergure. Il avait débuté dans la peinture d’his-toire avec sots Lendemain de Io Bataille de Hastings, datant de 1869. Puis il donna successive-ment ses oeuvres les plus remar-quables : la Folie d’Hugo van den Goes (1872); Jean IV et les elle= tiersde Bruxelles (1871) et Marie de Bourgogne implorant la grdee de ses conseillers Hugonel et Hino-Mode B. rlI bercourt (Exposition Universelle de 1878), toutes oeuvres marquantes qui portèrent au loin sa répu-tation méritée. Ses portraits, qui se distinguent par un éclat et une habileté remarquables, lui valurent d’autre part la clientèle enviée des princes, des membres de la noblesse, et de la haute finance. Charles Hermans, qui débuta par des scènes de la vie mona-cale, mérite également d’ètre rangé parmi les artistes les plus remarquables sortis de l’atelier de Portaels. L’Aube, qu’il exposa en 1875, fit sensation. C’était la première fois qu’apparaissaient en peinture des figures modernes, grandeur naturelle, disposées comme les héros des tableaux d’histoire. Il y eut cependant des protestations. On réprouvait sur-tout dans le sujet, — une orgie finissante, éclairée par le petit jour livide d’un matin hivernal, — une antithèse, qui semblait voulue par l’artiste d’un côté des viveurs riches, hommes et cour-tisanes, dans un débraillé d’ivresse ; de l’autre côté des ouvriers, jeunes et vieux, se rets-E,111.11 M’ALLERS LE GÉNÉRAL BARON GOF BINET