L’.Alt »I II II R I If`, LE SALON DE MUSIQUE DU PRINCE EUGÈNE augurales confrontent leurs reflets fatidiques dans la nappe lucide dont les bleus de nuit et de songe s’étouffent en profondeur, telle une bine qui tait son mystère. Le courant insensible emporte pour-tant le pâle miroir taché de nuit, par les issues cachées derrière les découpures des rives basses, vers la blancheur qui marque à l’horizon la place de l’aurore la flaque d’eau remplie de l’angoisse des cieux tumultueux n’est qu’un moment du vaste fjord qui reflue vers la user immense dont il viens. Et voici l’Aube : ors brun de ténèbres pétri des verts et des violets sourds des sapins et des roches, et qui lentement se dilue ers lumière sous la pâleur d’or du matin, que réfléchit la prunelle sauvage du fleuve cache dans la forêt. Mais de tous ces regards chargés de destin que les eaux fatidiques tournent vers le ciel lourd de menaces ou de flammes, celui qui me touche le plus est l’Eau dorrnanse, cette flaque sombre où tremble sur le bord, à peine visible, cousisse une touche de lumière sur une prunelle morne, une lueur de l’incendie du couchant. Dans une note différente, un autre Nuage, vers la fin du jour ; un étroit sentier qui contourne la colline basse, avec des arbres à sa droite. Nous retrouvons là l’impression que tous nous avons sentie, à la campagne, à regarder devant nous la 70 courbe du chemin solitaire. La gamme des verts différents, appuyée au bleu du ciel, y évolue avec une harmonie grave et frémissante, toujours contenue, qui donne bien à l’ccil l’impression que les couleurs ne sont que les modes interchangeables d’une même lumière. Le Vieux Chéreau, un des tableaux les plus aimés en Suède pour son accent « vieux suédois une bâtisse à toit rouge, M-eulée par un tertre à l’herbe jaunissante, sur un ciel où un étrange effet du soleil, occulté derrière un nuage, lance un faisceau de jets blancs lumi-neux, est construit au contraire sur un contraste de tons vigoureux. Mais devant chacune de ces pages colorées, quel que soit le reflet de l’heure qu’elle veuille traduire, le même sentiment vous assaille qu’ex-primait devant la nature suédoise un grand virtuose de l’âme et du verbe Pierre Mille. n Ces paysages sorts comme des chants. Qu’on e imagine une espèce de grand lied, dont ors ne rr comprendrait pas les paroles et qui donnerais rr reperdant envie de pleurer on de bondir. Sentiment sr trop fort, presque doulonrenx, diffusions sentimentale, tr gni bons saisit dans les pays da Nord… tr C’est l’honneur de l’artiste que les mots splen-dides qui ont magnifié la stature de son pays s’appliquent aussi parfaitement à son œuvre. A ruse époque plus récente, qu’on peut dire