ECOLE FRANÇAISE (m.- slAcLE) — LE CALVAIRE (RETABLE no PARL NP LA PEINTURE FRANÇAISE PAR LÉONCE BÉNÉDITE DES ORIGINES A LA FIN DU X.` SIèCLE CE qui représente la peinture avant le :rie siècle vit entièrement, soit sur les survivances des traditions antiques dégénérées, soit sur l’accepta-tion de l’idéal byzantin qui en est, du reste, la for-mule dernière figée dans son évolution suprême. Malgré l’état de barbarie, en effet, où était plongé le monde naissant, les rapports continuaient à être incessants entre les peuples d’Occident et d’Orient. Nous en avons le témoignage formel des historiens, =9› :47.• 49 dés la période mérovingienne. Les échanges étaient fréquents et le commerce de ce qu’on peut appeler les oeuvres d’art, c’est-à-dire les ivoires, les émaux, l’orfèvrerie, et particulièrement les livres, restait fort actif. Durant ces premiers siècles, la peinture revêtira deux formes principales, suivant qu’elle s’adresse à la foule ou à une élite relativement instruite de laïcs et surtout de clercs. Elle sera monumentale, décorera les parois des églises ou prendra la modalité de décoration du livre : ce sera l’enluminure et la miniature.