LA PEINTURE ITALIENNE Pbal. t,,,,,, FRANCESCO 1’12 A N(11. L’ANNONCIATION Marco Raibolini, qu’on appelle Francia (1450- 1518). Emailleur, médailleur, orfèvre, il se mit tard à la peinture et devint rapidement un beau coloriste, souvent digne de Pérugin (Vierge à Bo-logne, Annonciations au Brera, Christ au Louvre). Vers t 5oo, il développa singulièrement son talent, et l’énergie pathétique de son style devint admi-rable. (Adoration du Christ, Bologne, Vierge aux Roses, Munich, Descente de Croix, musée de Parme, Picht, National Gallery). Enfin, il tenta la peinture murale (Siège de Balinlie et Mort d’Holopherne, au palais Bentivoglio, Fiançailles et Funérailles de carme Cécile, oratoire de Sainte-Cécile). Francia s’éteignit en ne cessant pourtant de produire (Be; Mie de Christ, 1509, à Dresde, Rida à Turin, Madone à Parme, t 5 t j ). Ses fils, Giacomo et G iulio, continuèrent ses traditions Giacomo laissa de beaux tableaux (Adoration des Bergers, 1519, à Saint-Jean de Parme, Vierge et Saints à la pinacothèque de Bologne, en 1526). Il mourut en 1557. Francia et Costa avaient créé une école en commun et y formèrent plus de deux cents élèves, parmi lesquels on peut citer TaIllarOZZO, ClliOdar010, les frères Aspertini, dont le cadet, Amico (1,174-, 52), désordonné, mais d’un curieux mélange de réa-lisme et d’idéalisme, peignit de nombreuses 77 fresques à Sainte-Cécile de Bolo-gne, à San Frediano de Lucques. Timoteo Viti (1467-1523), Ferra-rais, dont le père était d’Urbin, alla se fixer en cette ville, après avoir travaillé avec Francia. C’est par lui que le jeune Raphaél connut Francia plus tard Viti dut être, à Urbin, un des premiers maîtres de Raphaél avant que celui-ci, en fsoo, allàt se former chez Pérugin. Il v a dans certaines oeuvres de Viti assez de pressentiments du style de Raphaél pour qu’on ait pu longtemps le prendre pour un élève de celui dont il fut au contraire le conseiller (Vierge et Saillis au Brera, Saint Thomas de Canterbury et Saint Mar-tin à la cathédrale d’Urbin, Sainte Hélène au musée de Bologne). La décadence commença avec Giacomo Francia, s’accentua plus tard avec deux mauvais élèves de Raphaél, venus s’installer à Bologne, fiagna-cavallo (1484-1542) et Francucci ( 494-, 549). Puis ce fut le silence durant trente années environ. Il y eut alors une seconde école bolonaise, au cours du syli° siècle, une école influencée techniquement par ce grand artiste isolé et méconnu que fut, à l’écart de tout le groupement toscano romain, le Corrège ce fut l’école des trois Carrache, du Guide, du Guerchin, du Dominiquin, et enfin de l’Albite. C’est à l’étude de la déchéance de l’art romain qu’il siéra de les rattacher, car c’est à Rome et à Naples qu’ils imposèrent surtout leurs oeuvres et leurs théories. I.a région du Frioul produisit, comme toutes les autres, ses peintres : l’influence de Mantegna, combinée avec celle des Bellini et celle aussi des artistes allemands, y fut sensible. A Trévise, deux élèves de Squarcione, Dario et Girolarno le vieux, furent suivis par Penacchi (1464-1528) et Giro-lamo le jeune, élèves de Bellini. A Udine, Andrea di Bartolotti, Giovanni-Martini, Girolamo, Pelle-grill° de San Daniele (147o-1547), précédèrent Giovanni (Jean d’Udine), l’élève de Raphaél (t487-t564). Vicence, après ses Quattrocentisti, Vedas et Speranza, eut un beau peintre, Bartolo-meo Montagna, né, il est vrai, à Brescia, mais ins-tallé à Vicence, eu r480. Montagna (1450-1523) fut un éloquent peintre religieux, au coloris cha-leureux et doux (Vie de saint Blaise, à Vérone, Vierge et Saints, au Brera). Son fils Benedetto, gra-veur, l’imita : Fogolino et Marescalco vinrent après