L’ART ET LES ARTISTES offrir ses services à pics II, en vain, puis à Léon X. Il se consola de l’injustice de Rome par l’accueil respectueux de ses compatriotes. Gonfalonier, am-bassadeur, il continua de peindre (Ma-done et Saillis à l’église d’Ar-ceria, Une à la cathédrale de Cortone, Cou-ronnement de la Vierge à Man-toue, Vierge et saints Ezeines à l’Académie de Florence). Jus-qu’à sa mort, Signorelli tra-vailla, dans un style toujours grandiose et libre,mais avec un coloris plus assombri. Par lui, la nudité acheva de prendre place délibérément, avec une science et une vérité merveilleuses, dans la pein-ture sacrée, et la grandeur de la composition atteignit son apogée. Michel-Ange en fut hanté toute sa vie, et on retrouve en son oeuvre le souvenir constant de Signorelli, et même des emprunts directs. François et d’abriter un des témoignages capitau de l’art giottesque, résistait, au nom de l’idéal :flys.- tique des Quattrocintisti, à tout le mouvement naturiste. Pé-rouse, sa VOI-sine, ville guer-rière, fournis-sait les papes de condottieri et de soldats fanatiques, et toute cette ré-gion était ani-mée d’une piété farouche et d’un grand esprit de con-servatisme et d’intolérance. Assise et Pé-rouse, isolées dansleurs âpres montagnes, devaient s’obs-tiner dans la tradition du moyen :âge. Si, dès 1445, Giovanni Boceati da Camerino se montra très sensible à l’influence de Filippo Lippi, du moins y eut-il une école qu’on pourrait appeler l’école de l’Ombrie centrale, composée d’abord de peintres fort médiocres d’ailleurs, Girolamo di Giovanni, Bartolomeo di Tommaso, Manco di Gualdo, Pierantonio, travail tant à Assise même, et enfin Niccolo di Li-beratore Maria-ni, de Foligno (1410- 1502), connu sous le nom d’Alun-no. Alunno peut être con-sidéré collante le véritable fondateur de cette école lo-cale : obstiné-ment médié-val, rude, gau-che, sans souci de beauté, Alunno pas moins inté-ressant par sa I MA A FIORENZO D I LORENZO L’ÉTABLE ET LES BERGERS EN ADORATION Cullig. de Cambio. PORTRAIT DU PÉRUGIN (Y. Lut-MÉne) L’ÉCOLE DOMBRIE JUSQU’A PINTURICCHIO Au coeur même des montagnes ombriennes, deux villes, plus décidé-ment encore que Sienne, engendrèrent des artistes re-belles à l’im-pulsion floren-Asstse, fière d’avoir donné nais-sance à saint 72 l’ial. Alirrari. Spdlo : Eglise de Sainte-Addrie,lf ajeure. LE PINTURICCHIO (PAR LUI-MÉMO