L’ART ET LES ARTISTES grands initiateurs, en dépit des criailleries et des attaques de la part de ceux–là mêmes qui leur doivent le plus et qui ont, sans élégance, marché sur leurs traces, l’attention des amateurs s’est por-tée sur les maîtres français du xvilic siècle. De grandes, de petites expositions nous ont révélé le bon, le passable, et quelquefois, le pire. Il semble que nous n’ayons que peu de révélations à attendre de ce côté, et que tout ait été glané, sauf peut-être meilleur livre que l’on ait écrit sur le maitre de Grasse, vient de publier un livre sur Danloux qui est fécond en révélations sur la fin du xvol siècle. N’est-il pas logique, par contre-coup, après avoir demandé à ce siècle de grâce tous ses secrets, de nous intéresser à tout ce qui intéressait les hommes de ce temps et, puisqu’ils aimaient les maîtres de l’Ecole hollandaise, de rechercher leurs oeuvres et de savoir ce qu’elles sont devenues dans Pbol tnt G. METSU — en ce qui concerne cette légion de portraitistes peu connus qui couraient la province et l’Europe, pour vivre, et dont la gloire a été éclipsée par celle des grands maîtres. Si presque tout a été dit sur Watteau, Chardin, Hubert Robert, Nattier, il nous reste beaucoup à apprendre sur des hommes comme Roslin, pour ne citer que celui-là. Tout récemment encore, le baron Portalis à qui l’on devait ce beau livre sur Fragonard, qui, malgré tous les travaux plus récents, reste encore le FEMNIE AU PIANO Go la grande tournicote révolutionnaire et dans le cours du siècle ? Le musée du Louvre nous a prouvé tout le prix qu’il y mettait, en groupant à l’extrémité de la grande galerie du bord de l’eau, tous les Rembrandt et, dans de petites salles disposées autour de la grande salle des Rubens, les grands et petits maîtres néerlan-dais. Nous avons là, sans quitter Paris, le moyen de faire un beau voyage en Hollande. Sans doute, il nous faut faire quelques réserves sur l’authenti-