GRANDS ET PETITS MAURES HOLLANDAIS 607 florins à la vente de M. Linden van Slinzelandt. L’Epiciere de Village, de Gerard Dow, fut acquise au prix de 34.850 livres à la vente Praslin, en t 793 ; Les Charlatans italiens, de Karel du Jardin, 18.300 li-vres, à la vente Blondel d’Azincourt, en 1783; Les Pèlerins d’Enunaiis, de Rembrandt, 10.000 livres à la vente Randon de Boisset, en 177d; Le Philosophe en Méditation, 13.000 livres, en 174 à la vente Vaudreuil ; Le Ménage du Menuisier, de Rembrandt, 17. t 20 livres, à la vente Choiseul-Praslin. paysagistes de la fin du xviir siècle, chez un Des-friches, un Moreau, un de Marne, dans leur manière de grouper leurs arbres, de disposer les lignes de leur horizon, de les peupler d’animaux, de petits bonshommes, entend-on l’écho des préoccupations qui sont visibles dans l’oeuvre d’un Vynants ? Si l’on voulait à tout prix chercher les origines de l’école des paysagistes français, de 1820 et de 183o, il faudrait remonter à ces deux ou trois petits maîtres, qui ont vécu à un moment TERBURG — Il semblerait donc, par le seul examen du com-merce de la curiosité, que l’art français du xvillî siècle ait été influencé par l’art hollandais du D’une manière générale, cependant, il n’en est rien. Dans les tableaux d’intimité bour-geoise, on ne trouve guère que Chardin qui rappelle, sans les imiter, le talent des maîtres du Nord : par exemple, on pense, en le voyant, à Johannès Ilyt, d’Anvers, à Van der Meer, de Delft, aux cuisines dallées de rouge, brillantes de cuivre, de Willem Naft, aux maisons de Ter Borch, aux intérieurs de Pieter de Hooch. Peut-être aussi dans les petits Coll. C. de Beistequi. PORTRAIT D’HOMME 57 où la peinture hollandaise était très en faveur. L’ancien cabinet du Roi contenait peu de ces peintures. Louis XIV aimait médiocrement ces maîtres qui, de près ou de loin, devaient lui rap-peler les a magots e de Téniers, dont il parlait avec tant de mépris. Il était peu enthousiaste de cet art, qui sacrifiait des préoccupations d’apparat, de décor, à l’observation des détails de la vie. Et l’on s’étonne peu, au contraire, que Louis XV et que Louis XVI, qui n’affectionnaient rien tant que la vie retirée, n’aient pas découragé ces acquisitions de leurs surintendants.