Echos des Arts Exposition des Maîtres Hollandais. L’exposition des Grands et des Petits Maitres Hollandais dans les salles du Jeu de Paume aux Tuileries, dont L’Art el les Ar-listes a pris l’initiative, obtient un succès qui dépasse encore les espérances de ses organisateurs. Rappelons que cette exposition, ouverte k 28 avril, ne fermera ses portes que le 10 juillet. Fouilles et Découvertes. Parmi les objets que l’on a découverts en faisant des tra-vaux sur l’emplacement de l’ancien évéché de Nantes, on signale le baptistère de la vieille église Saint-Jean. D’après sa forme et certains détails de son ornementation, on consi-dère ce baptistère comme étant du vlc siècle, et on croit que, en partie détruit, il resta enfoui, dès k xit,, siècle, dans les fondations de la cathédrale actuelle. Dons et Achats. La Société des Amis du Louvre a acquis le célèbre tableau d’Ingres, le Bain Turc, exposé à la galerie Georges Petit, afin de l’offrir au musée du Louvre déjà si riche cependant en oeuvres du maitre de Montauban. On a transporté au Louvre, du musée de l’Ecole des Beaux-Arts, où elle était restée depuis la dispersion du musée des monuments français de Lenoir, la statue tom-bale de marbre de Catherine de Médicis, oeuvre de Giro-lamo della Robbia. Cette statue a été déposée dans les salles de la Renaissance. Un superbe émail byzantin sur or, Saini-Détnétrius, datant de la fin du lx. ou du commencement du xc siècle, d’une inestimable valeur artistique et archéologique, et provenant de la succession du comte Zwénigorodski, vient d’étre offert gracieusement au Louvre, par M. Pierpont Morgan, qui s’est rendu acquéreur de toutes les collections de M. Zwénigorodski. Cet émail figurera dans les vitrines de la galerie d’Apollon. s La ville de Dijon vient, avec l’aide d’une subvention ministérielle, de se rendre acquéreur d’une maison histo-rique et ornée, bien connue des étrangers, la Maison Rouffin dite « des Cariatides ». Déjà, l’année dernière, elle avait acquis une admirable échauguette de la Renaissance, et ce sont deux actes intelligents dont il faut louer haute-ment l’administration municipale. s Dans sa séance du ta avril dernier, le conseil des Musées nationaux a accepté le magnifique legs fait par M. Isaac de Camondo au musée du Louvre. Il a décide d’installer la collection de M. de Camondo dans les galeries de l’aile sud des Tuileries, qui avoisine k pavillon de Flore. Ces galeries seraient divisées en plusieurs salles, de manière à présenter les objets de la collection dans un cadre approprié à leur époque, suivant le désir exprimé par le donateur. Le conseil a abordé ensuite l’étude des projets relatifs à l’extension du musée du Louvre dans l’ensemble des bâti-ments laissés vacants par le déménagement du ministère des Colonies. Une première décision a été prise : celle de placer dans les sous-sols éclairés par le saut-de-loup du jardin, les services d’ateliers, moulage, rentoilage, etc. Quant à l’utilisation des galeries, l’opinion du conseil parait favorable au projet qui consiste à affecter les grandes salles du rez-de-chaussée à l’exposition de la sculpture et des tapisseries du xvilic siècle, et les salles du premier étage, aux oeuvres des peintres français de la même époque. La salle de la collection Camondo, consacrée à la même époque, serait placée dans l’angle nord du pavillon de Flore et servirait d’entrée aux galeries de peinture du xvine siècle. Aménagements ê Restaurations. La Ville de Paris va consacrer à la restauration de ses églises les plus menacées une somme d’environ 600.000 francs prélevée sur la première traction de l’emprunt pour les grands travaux. C’est la première application du nouveau régime résultant de l’abrogation du Concordat ; elle est simple, parce qu’il s’agit, cette fois, d’édifices religieux pré-sentant un intérêt artistique : Saint-Etienne-du-Mont, monument classé, Saint-Sulpice, la Madeleine, Saint-Vin-cent-de-Paul, Saint-Bernard (de la Chapelle), pour lesquels il existe une demande de classement. L’entretien de tels monuments s’impose à la Ville dont ils sont l’une des richesses artistiques et traditionnelles. Sur ce point, tous les conseillers municipaux sont d’accord. Mais des difficultés s’élèvent au sujet des églises non classées, telle, par exemple, l’église Saint-Pierre de Mont-rouge, construite par Vaudremer, et qui est un des monu-ments d’architecture religieuse les plus réussis de la fin du x lx. siècle. La loi définit si mal les conditions dans les-quelles la Ville doit pourvoir à l’entretien des églises que la question a été réservée pour le moment : on discute sur le point de savoir si les travaux doivent incomber à la Ville ou si on doit laisser les frais de conservation des églises à la charge des fidèles. s Le parc qui se trouve compris dans le potager du roi, à Versailles, vient d’étre affecté à l’administration des Beaux-Arts, comme un des types les plus curieux de l’art des jardins, et sera prochainement ouvert au public. s Fêtes et Inaugurations. Une exposition des anciens métiers d’art malinois, d’art religieux de la province d’Anvers et de folklore local sera ouverte à Malines, à l’Académie des Beaux-Arts, du 5 aoùt au 5 octobre prochain. Cette exposition groupera des cuivres, dinanderies, dentelles, cuirs dorés, étains, objets d’orfévre-rie et de ferronnerie, livres, manuscrits, estampes, instru-139