I PI IN fl RI. I I. Ali, m. PAUL VERONESE — LE MARTYRE DES S 0,1s MARC ET MARCELLIN l’Académie ce Jésus pardonnant. à lu femme adultère, qui est une merveille d’esprit et de syn-thèse des caractères juifs. Le Tintoret a tout compris et tout exprimé. C’est le Wagner de cette Venise où le Tin-toret de la musique est venu mourir. Comme pour Titien et, en général, pour tous les peintres du xvC siècle, nous re-noncerons à dénom-brer des oeuvres qu’il faut aller voir dans tous les musées d’Eu-tope ; mais, bien que le Tintoret soit représenté un peu partout (surtout à Madrid), c’est à Ve-nise qu’on en aura la plus haute idée. Plia. Ali». A PAUI. VÉRONISI — LA VANITÉ (0 ,,,010]..) 109 Auprès d’un tel homme, Paolo Ca-liari apparait comme un charmant con-teur en face d’un prophète; mais, ceci dit, à quel fastueux et heureux décora-teur, à quel coloriste exquis, à quel délicat inventeur des for-mes, à quel metteur en scènes de nobles fêtes ne nous adres-sons-nous pas! Né à Vérone (1118-1188), celui que l’histoire appelle Paui Véronèse fut vraiment le maitre des cérémonies de la tonte-puissante Venise. Ne cher-chons en lui aucune pensée, aucune ex-pression de la vie psychique et pas davantage de reli-