PT,INTTRES QVVEILI•TS UE PIERRE LAPRADE (Galeries E. Drue!, 20. rue Royale,. —Marseille, Rome, Naples et Palerme, telles sont les quatre cités. joie. soleil. douceur de vivre, plaisir. les quatre étapes du pélerinage d’un peintre que tous ses goûts prédestinaient à unetelle découverte. Il rend ces paysages avec cet insouci de la fidélité, cette nonchalance large et souriante qui, chez lui, est inséparable de son talent déco-ratif. A vrai dire, la villa d’Este ou le port de Marseille, le cloître des Ermites à Palerme comme Naples ou Pompe! lui servent plutôt de thèmes de composi-tion. Ce n’est pas un paysagiste. Mais rien ne lui plaît tant que de placer dans des clairières vertes et ombreuses de blanches lemmes aux robes flottantes qui cueillent des fleurs et tressent des guirlandes, sinon peut-être faire sourire des œillets et des oranges dans leurs coupes et leurs vases. EXPOSITION PAUL MAOLLINE (Galeries Georges Petit, 8. rue de Séçet. — Le souvenir de M. Guillaumin hante un peu trop les œuvres de Al. Paul Made-line. Et c’est bien dommage. car certaines de ses toiles sont fort personnelles et avouent une sensibilité émue et délicate. telles Le Moulin aux fou-lons. Chapelle de Saint-Ca-radec. Géraniums grimpants. Canal à Gand. et surtout un certain Coin de Jardin tout à fait joli. Paysagiste abondant et gracieux. M. Paul Madeline aurait tout à gagner à se défaire d’une influence qui ne pourrait, même excellente. que lui masquer plus longtemps la nature. EXPOSITION CAMILLE LOUVET (Galerie Marcel Bernheim, (8. rue de Caumartin,. — M. Camille Louvet apparaît surtout comme un romantique, nit romantique à ruines, à cours d’eau poétiques, à chemins creux, à clairs de lune sur les étangs. Mais ceci, c’est ce qu’il se croit obligé de faire lorsqu’il compose. Inspiration rapportée. infiniment plus indirecte et moins touchante que celle que nous communiquent de plus modestes esquisses. LE MOIS ARTisTiQuE BERCEAU OFFERT Al’ TSAREWILLII1’IF11 ET EXLI 11 1. 0, I 181 xlraile de Talachkino ». I. IERS TALACHEINO Là où il se laisse aller. comme par exemple dans Roule en Anjou le malin, il est parfaitement juste et fort agréable. Plus d’anecdotes, plus de sujets autres que le paysage lui-méme avec la toute naturelle émotion qui en émane et que le peintre communique avec aisance. EXPOSITION JEAN Luotœ (Galeries Georges Petit, 8, rue de Sèçe — Jadis peintre à visées histori-ques, puis longuement recueilli sur lui-même. M. Jean Lefort nous revient aujourd’hui avec une œuvre intéressante et très vivante, toute moderne. Il n’a gardé de ses tendances passées que le goût des groupements, la science des foules. Les fètes, les cortèges, les défilés l’amusent et le retiennent.