L’ART DÉCORATIF des marchands israélites ; tout cela présenté un peu pêle-mêle. Des peintures de Maurice Denis pour l’église du Vésinet, des illustrations des Fioretti, des toiles de Desvallières, des cartons de vitraux de Pascal Blanchard, des sculptures de Bartholomé. de Bernard, de Bourgoin, des médailles de Roty, des compositions de Burnand, de Mme Lucien Simond. de Rivier, d’Albert Maignan. de Lerolle, des eaux-fortes de Forain, des nappes d’autel de Lefébure, un beau calice de Lalique, un tableau de Gaston La Touche, et tant d’autres encore… Il me semble qu’avec toutes ces oeuvres disparates, on aurait pu essayer des groupements. se montrer plus difficile, moins… rétrospectif, tenter des reconstitutions. Je sais bien qu’on n’a pas la possibilité de créer une cathédrale, mais on pourrait donner l’illusion que ces artistes, vivant à la même époque, ont les mêmes pensées sur le même sujet; les Belges l’ont parfaitement com-pris. La chapelle belge est un décor de staft et de bois; mais, pour un tel essai, la richesse de la matière n’était point chose essentielle. Les plans et dessins (vitrail, autel, socles et natte) sont de M. Oscar van de Voorde, professeur à l’Académie des Beaux-Arts de Gand. Deux scènes de la légende franciscaine, oeuvres du peintre C. Montald, de Bruxelles, décorent la chapelle ; elles ne furent point exécutées en vue de cette exposition spéciale; on a cherché néanmoins à renouveler avec elles la preuve que l’architecture moderne n’est nullement impuissante à créer un cadre harmonieux pour les oeuvres de grande décoration picturale. C’est du moins ce qu’affirme M. Fiérens-Gevaert, et nous ne demandons pas mieux que de le croire. En tout cas, la Société de Saint-Jean nous a prouvé que ce qui faisait défaut à notre pays, ce n’étaient ni les hommes ni l’invention, mais un peu de méthode et de mise au point dans les applications utiles que l’on peut faire de nos qualités. LEAN DRE VAlumr. Église Sairg.Jean de Alonguarg (figure cenlegge du porehr, PIERRE ROCHE — SAINT JEAN (EXECU SOIS LA DIRECTION ne SI. DE BAuDo-r, AncrrrrEcr. DIOCÉSAIN) ’79