LA PEINTURE FRANÇAISE Ph. HIBERT ROBERT — nature. tout en suivant assidûment les cours de l’Académie ; il commença, pour vivre. par tra-vailler pour le compte d’autres artistes et lit des décors de théâtre. Il se rendit en Pologne où il eut du succès par ses portraits et. rappelé en France. il fut occupé par le roi Louis XIV. qui lui commanda des tableaux de chasse. Il lit beaucoup de décorations de châteaux et des modèles de tapis-series. tel que sa célèbre Tapisserie des bides. Pour Jean-Baptiste Oudry Ife-17551, il apprit les éléments de son art près de son père, à la fois peintre et marchand de tableaux. Il fut élève de Largillière et débuta avec succès par des portraits. Peintre des chasses du roi Louis XV, qui lui faisait peindre ses chiens favoris. il étudia avec soin les animaux et le paysage, fut chargé de réorganiser la manufacture de Beauvais où il donna de non, Con. Peau » LAVANDliMES DANS l’s PARC, breux modèles et de surveiller la direction des Gobelins. Quant aux paysagistes proprement dits. ils sont légion et il est très intéressant de voir comment. à travers les préjugés et les modes du temps, les conventions admises et l’influence du décor de théâtre, ils déploient leur sensibilité et conduisent malgré tout, la grande traditions de Claude Lorrain et de Poussin jusqu’aux premières années du siècle prochain. Si le sentiment de la nature est main-tenu avec éloquence par Watteau. puis par Fra-gonard. la tradition de Lorrain est ravivée par Joseph Vernet. Hubert Robert et tous les nom-breux petits peintres de ruines et d’architecture. de Machy, Clérisseau, de Wailly, de Boissieu, qui s’inspirent des Vénitiens tels que Pannini, ami de Vernet et qui fut si chaleureusement accueilli i59