L’ART ET LES ARTISTES chrétienne. Athènes lit à l’oeuvre un accueil telle-ment enthousiaste qu’elle récompensa l’auteur en lui offrant un commandement militaire. C’est que tout Athènes pour Hémon, c’est-à-dire pour le mort aimé, avait le coeur d’Antigone; c’est que les larmes et les parfums que la fille d’Œdipe versait Mustré, répondent si bien à la pensée que je me suis faite du culte des morts chez les Grecs que je n’ai pu m’empécher de les reproduire à cette place. Bien avant l’époque archaïque, les Grecs avaient accoutumé de perpétuer par le marbre la mémoire des morts aimés. Avec la naissance de rart grec Ph. Papayannopm1,,, or, JI s.1 sur le cadavre du fiancé étaient les larmes et les parfums que la ville versait sur ses morts. On n’a qu’à visiter les monuments funéraires du Céramique, les vases de Marathon, les merveil-leuses stèles du Musée National pour se rendre compte de la place que le culte des morts tenait dans la vie de la République. Ces lignes ouvrant un chapitre de mon étude sur « Athènes », parue en numéro spécial au Figaro proprement dit, l’art de la sculpture funéraire acquit un grand développement. A côté du Guerrier de Marathon de la salle archaïque, précédemment décrit, plusieurs autres stèles en font foi. C’est la stèle signée cfAlxénor de Naxos; celle représentant Lyséas, fils de Simon ; le monument érigé à la mémoire des deux frères Dermvs et Kitylos; celui, trouvé à Larnbrisca, reproduisant sur l’une de ses quatre facesdes pleureuses,ces chanteusesd’hymnes a é