L’ART ET LES ARTISTES Ple e ithomaicles 1:1-1EFOIF, 1i AMINCIS (»’ ,11., promoteurs de l’art mycénien qui, petit à petit s’étendit sur le continent et s’imposa à la Grèce jusqu’au vie siècle. Dans une étude très substantielle sur les anti-quités de Mycènes, M. P. Cavvadias écrit hardi-ment : u Les habitants indigènes de la Grèce ne « pouvaient développer seuls cet art mycénien. « L’or, l’ivoire, l’ambre et l’albâtre ne proviennent « pas du sol de la Grèce toutes ces matières sont « importées d’Orient. D’autre part l’influence « orientale est évidente dans l’ornementation de « la plupart des sujets. C’est donc du côté de « l’Orient qu’il faut chercher l’origine de cet art. u Les Grecs, eux-mêmes, attribuaient l’origine de u leur civilisation à l’Orient. Ils croyaient que u Danaos était venu d’Egypte en Argolide; que les « Cyclopes étaient venus de Lycie dans les plaines « d’Argolide (où ils avaient construit les murs de « Mycènes et de Tirynthe et le bas-relief des lions « au-dessus de la porte de l’Acropole de Mycènes); « que Pelops était venu de Phrygie dans le Pélo-« ponèse, etc. » Par contre. M. S. Reinach, dans une très curieuse brochure, parue en 1893 et intitulée Le Mirage Oriental. nie de façon absolue l’influence orientale dans l’art préhellénique. L’heure n’étant pas aux controverses, j’arrive à la description de la Salle Mycénienne dont le contenu constitue une des plus grandes découvertes archéo-logiques du xixo siècle. Les stèles funéraires surmontant les tombes de Mycènes, les ossements recueillis dans les cercueils, les objets recouvrant les squelettes ou placés à côté d’eux : grands diadèmes en or. royalement décorés; fragments de sceptres écaillés de cristaux ; bagues en or avec intailles représentant des scènes de chasse ; coupes d’or dont la double anse supporte des colombes ciselées et met à la mémoire la coupe de Nestor décrite dans l’Illiade ; ceintures en or, décorées de rosaces ; bracelets ouvragés pour les bras et les avant-bras : màsques funéraires et ban-deaux en or ; vases d’or ornés de fleurs et de feuilles incrustées; poignées d’épées décorées d’or-nements au repoussé ; couteaux et lames de poi-gnards aux incrustations en métaux précieux d’un art si parfait qu’il évoque, grâce aux sujets repro-duits, les compositions gravées sur les armes des héros d’Homère… — je n’en finirai pas s’il fallait tout citer — tout cet ensemble forme une merveille unique dont le Musée National se pare fièrement comme d’un très précieux et très rare joyau. V. L’ART ET LA SALLE ARCHAÏQUES « Ce qui distingue l’art grec de celui des autres peuples de l’antiquité. observe P. Cavvadias, dans sa Notice Préliminaire sur l’Art Grec. c’est que. dans son développement. il a suivi toutes les phases de la vie organique auxquelles sont sujets les ètres animés et que. comme eux, avant de s’éteindre. il a eu un berceau. une jeunesse, un âge mur et un déclin. ». Cette très judicieuse remarque de l’illustre orga-nisateur du Musée National va nous permettre d’établir les époques successives de l’art grec avant sa disparition et correspondantes aux quatre âges de la vie. L’Époque Archaïque. Elle commence à la pre-mière Olympiade et se poursuit jusqu’à l’hégémonie d’Athènes (soit de 776 à 475 avant 1.-C.). La grande Epoque ou Epoque classique. Elle commence à la suprématie d’Athènes sur toutes les cités de la Grèce et se poursuit jusqu’à la mort d’Alexandre (soit de 475 à 323 avant J.-C.) 1:Epoque Hellénistique ou Epoque Alexan-drine. Elle commence à la mort d’Alexandre et se poursuit jusqu’à la conquête romaine (soit de 323 à 146 avant Enfin l’Époque de la Domination romaine ou Epoque gréco-romaine. Elle commence à la con-quête romaine et se poursuit jusqu’à l’année où Constantin-le-Grand transporte à Byzance le siège de l’Empire romain (de 146 avant J.-C. jusqu’à l’année 33o de notre ère,. Je n’entrerai pas dans le détail des trois siècles qui suivirent l’arrêt de l’art mycénien. L’invasion 200