L’ART ET LES ARTISTES -visiteurs de cette mémorable exposition. Leur plaisir de voir une collection riche et unique, momentméntent réunie, était doublé de l’intérêt qu’ils prenaient à retrouver, chez alesaïeux éloignés des Habsbourg, des traits de la physio-nomie qui, de nos jours encore, caractérisent les représen-tants de cette illustre maison. Cou rage du Dr Rubbrecht constitue une étude critique des portraits de ces ancêtres, exposes é Bruges, et met en Ituniere leur valeur respective. Quelle que lin son importance, la galerie réunie à Bruges était loin d’érre complète. La draine, interrompue par en-dirons, n’était pas formée entièrement de matériaux égale-ment sûrs. Il v avait d’autre partun grand intérèt à remonter, plus haut qu’on ne pouvait le faire à l’exposition de la Toison d’or, dans la série de portraits des ascendants de la maison de Habsbourg. Eu réunissant des documents éparpillés dans des collec-tions publiques et privées, l’auteur est parvenu à reconstituer une série ininterrompue de portraits d’une authœticité incontestable. Celle-ci sert de base :1 aine étude d’anthropo-logie iconographique, qui montre la constitution progres-sive du type familial des Habsbourg. L’ouvrage forme un beau vol. petit in-am, illustré de de 82 reproductions hors teste. Albert Baertsoen, par FIERENS-GEVAER, (G. van Oest et Cl°, éditeurs, Bruxelles.) Gand, ville natale de Baertsoen, est précisément la patrie de quelques-uns des artistes les plus raffinés d’aujourd’hui Maurice Maeterlinck, Charles Vau Lerberghe, Victor Horta, The° Van Rysselberghe, Georges Minne. Baertsoen est en belle place dans cette élite. Nul n’a su peindre, avec un œil plus sûr, dans uns pan: plus solide, les ruelles des villes mortes, les canaux urbains et le truie des lourds chalands enfoncés dans l’eau opaque. Presque dés le début, il a fait sentir dans ses toiles la vie mystérieuse des maisons, des ruelles et des béguinages; ainsi l’attrait pittoresque de ses œuvres se doublait d’une participation à Einconuu, et sous cet aspect, Albert Baertsoen peut etre considéré tomate le frère spirituel de Maurice Maeterlinck. Non seulement en Belgique, mais encore et surtout l’étranger, où ses envois sont toujours des plus remarqués, l’art de Baertsoen est hmtement estimé. Dés œos obtint à Munich la médaille d’or pour ses Chalands sous la noie. Actuellement, son œuvre est disséminé dans les collections les phis remarquables et les musées les plus importants de la Belgique et de l’étranger. Le musée du Luxembourg, notam-ment, possède deux toiles de ce maitre. M. Fierens-Gevaert, dans son travail, analyse ‘œuvre de Baertsoen et un retrace l’évolution, depuis les premiers débuts jusqu’à ce Mur. Il étudie tour à tour Baertsoen peintre, dessinateur et aquafortiste. Il évoque, en passant, eu des termes d’un sentiment littéraire très délicat, les vieilles villes flamandes peintes par Baertsoen Bruges, Audenaerde, Gand, etc. Cette monographie forme un beau volumegrand in-8°, de près de lao pages de texte, dont un catalogue chronolo-gique aussi complet que possible, de l’œm’re peint et gravé de Baertsoen et est illustrée d’un portrait de l’artiste en frontispice et de f6 reproductions de ses oeuvres, dont 23 dans le texte, d’après ses croquis, et 33 hors-texte, en hélio-gravure et en typogravure, d’après ses tableaux, ses eaux-fortes et ses dessins. ‘Prix tu francs.l Il a été tiré de cet ouvrage 5o exemplaires du luxe, sur papier Impérial du Japon, texte réimposé, à grandes marges, numérotés de à 5o. Ces exemplaires sont enrichis d’une awnsfiirre origieaale el inedi le d’Albert Baertsoen. (Prix : qo fr.I A. ROBIDA Les vieilles Villes des bords du Rhin (A I nevers la Suisse, l’Alsace, l’Allemagne et la Hol-lande). Un volume in-8°, orné d’une eau-forte et de ors des-sins de l’auteur. Paris, Dorbon ainé, 5 3 ter, quai des Grands – Augustins. Pri o frau.. Dans ce très artistique volume qui est le type sève du livre A l’usage des grands et des petits, M. Robida nous fait faire le voyage le plus varié et le plus attrayant qui se puisse imaginer. Par la plume et par le crayon, l’auteur nous peint les costumes, les mœurs, les pay-sages, les vieux