CRAC—MOOL, DEESSE MAYA, DE LA FÉCONDITÉ (YUCATAN) L’ART AZTEQUE’ QQUAND les Espagnols abordèrent le continent , américain, les massacres rituels qui ne cessaient pas avaient plongé les peuples du Mexique dans une torpeur hébétée qui les fit incapables de résis-ter plus de deux ans à l’effort de l’envahisseur. Ils ne retrouvèrent un reste d’énergie que pour aider Cortez à chasser de Tenochtitlan les Aztèques qui les tenaient depuis deux siècles sous le joug. A tout prendre la religion de Torquemada immolait moins de victimes que celle de Montezuma. Et d’ailleurs, (i) Nous sommes heureux d’offrir aux lecteurs de L’Art et les Artistes la primeur. d’un des plus intérextunts chapitres du e volume de l’Histoire de l’Art que M.ISon FAVRE publie dans quelques jours à A librairie H. Ibos,. Et, à ce propos, rappelons que L’AH el les A•lisles a déja donné sur ce sujet d’un si intérVt et sous le titre L’Archéologie américaine un article des plus documentés dans son mimer° the février tures. 18 sur ce sol, il était passé de si profonds flots d’hommes, depuis mille ans, qu’une indifférence absolue venait à ses plus anciens possesseurs, du maitre auquel il fallait payer, au nom du dieu qu’il apportait, l’impôt d’or et de sang. Comme les Doriens dans la Grèce primitive, comme les Germains dans l’Italie contemporaine des civilisations du Mexique, tous les conquérants étaient venus du Nord, les Toltèques au vt’ siècle, les Chichimèques au xi’, les Aztèques au xim. Par où ils étaient entrés, l’Orient ou l’Occident, le Groenland ou la mer de Behring, nous ne le savons pas. Par les cieux côtés sans doute. On trouve tous les types chez les habitants actuels ou dans les vieilles sculptures du Mexique, l’Asie mongolique, probablement l’Europe scandinave, peut-être