LA PEINTURE ITALIENNE riste un peu froid, mais dessinateur savant et mys-tique d’une élévation touchante; poète raffiné, il a créé de très belles choses, pleines de style et de ten-dresse (La Vierge mire soin/ Xicolos et saint Julien, au Louvre, La Vierge entre les saints Laine el Jean-Baptiste, dôme de Pistoie, Adura-lion des Bergers à l’Aca-démie de Florence, Vier-es et Enfants Jésus dans de nombreuK musées, dessins admirables, dont un chef-d’oeuvre, le por-trait de Verrocchio aux Uflizi), Lorenzo di Credi n’osa pas prendre réso-lument parti entre son maitre et l’évolution qui se poursuivait. Bien que Botticelli, Filippino Lippi et Domenico Ghirlandajo soient morts avant lui et que leurs vies se soient moins avancées dans le xvr siècle, ils peuvent pourtant compter, plus que Lorenzo di Credi, parmi les annoncia-teurs de l’art du xvii. siècle. Sandro di Mariano Filipepi dit Botticelli (1.447-1518), fils d’orfèvre, élève de Filippo Lippi, fut à la fois chrétien et païen en son ami; subtile et étrange et ap-porta dans l’art italien une mé-lancolie rêveuse jusqu’alors in-connue. Maison ne saurait trop s’élever contre l’interprétation presque ridicule qui a fait consi-dérer récem-ment l’art de ce grand maitre comme l’exem-ple d’on ne sait quel manié-risme pervers et décadent. Si ce noble et profond esprit fut égale-Ment sollicité par la beauté sacrée et la beauté pro-fane au point de donner à ses saints la grâce de l’antique et à ses déesses nues la chasteté évangé-lique, s’il ne craignit pas de ployer, d’allonger, de 1110tiveillenter violem-ment ses figures pour exprimer la passion dra-matique, s’il fut hanté de psychologie au point de peindre ces regards dont la complexité et l’ambiguïté 11’0111 peut-etre été atteintes que par Léonard, s’il fut incisif et complexe à un degré incroyable, Botticelli fut toujours sain, fort, puis-sant, exempt de tolite mièvrerie et surtout de cette n perversité » dont on a tenté de l’affubler. Sa grâce sérieuse, sa m vs-térie.e expression, l’at-trait invincible de ses visages irréguliers et méditatifs sont peut-être ce qui répond le mieux aux sentiments qu’éveille magiquement en nous l’expression d’é art floren-tin n. Tout en lui est le fait du très grand génie éloigné de tome â décadence ». Son oeuvre est considérable tableaux de che-valet en grand nombre, Adora-tion des Mages des Uffizi, I-sou/Alun de la National Gal-lery, Vierge du Louvre, Caltr011- 1,1,1,11 de la Vierge de l’Aca-démie de Flo-rence, d’une part; de l’autre, les rouvres pro-fanes, décidé-ment admises dans l’art, la sé-vérité cidésias-VERROCCHIO lo” nte G„ ler urt■»■■■• et »Ioder — LE BAPTÊME DE JÉSUS 1%1. Ali »a, GHIRLANDAJO — SAINT ANNONÇANT A SAINTE JOSÉPHINE SA MORT 11101:11AINI: Ij