« LES ARTS RÉUNIS » éparpillée aux quatre vents de l’élégance; il l’est aussi, et de cela il peut être fier, par un certain nombre de créations particulière-ment réussies, qui ont mérité d’aller repré-senter la formule française de « l’art mo-derne e dans maints musées étrangers. Cela vient, non d’une puissance créatrice parti-culière (on n’est pas un puissant artiste à pourvus de cette gràce légère, élancée, sou-riante, qui est la caractéristique de l’artiste. M. Maurice Dufrène entend à mer-veille les trois grands principes de l’art appliqué, — qui pourraient bien être les trois grands principes de tout l’art et de toute la vie : il simplifie, il équilibre, il harmonise. Et avec ces qualités sérieuses, MAURICE e:FRE,F: vingt-cinq ans), mais de dons nombreux et séduisants, guidés par une sensibilité exquise, par un esprit élégant, net, précis. Après l’avoir vu s’attarder quelque peu, pendant les premières années, en des for-mules pas assez renouvelées, nous le retrou-vons aux « Arts Réunis « avec des meubles, du luminaire, des porcelaines et des bijoux franchement neufs, très variés, abondamment t4t Intérieur (Photographie 11. ceOsmon) il sait n’être jamais ennuyeux. Ses meubles sont logiques et simples, — ce sont des meubles essentiels; pour un peu ils seraient austères, — et pourtant ils gardent ce quelque chose de souriant et de sympathique qui fait qu’on aime un meuble. Que dire des bijoux, des porcelaines, des étains et des bronzes ? Il y a dans tout cela presque trop de virtuosité, mais on n’y trouverait pas