22 L’ARCHITECTE est constitué par une grille formée d’éléments iden-tiques et supportée par une carcasse métallique, Cette grille est suspendue par une chaise traversant la voûte. Elle est descendue pour le chauffage puis remontée dans le logement pratiqué en haut du four pendant l’enfournement et la cuisson. La dépense d’énergie est d’environ hectowatts par kilogramme de pain, soit o fr. o6 environ si l’énergie est vendue o fr. 3o le kwh. Ce prix est évidemment prohibitif. Il cesse de l’être, puisqu’il tombe à o fr. oz si le courant est vendu o fr. Io le kwh pendant la nuit. Dans le même ordre d’idées, nous signalerons le dégel des conduites d’eau par l’électricité. Ce pro-cédé s’est beaucoup développé aux États-Unis et au Canada où l’on amême nstruit des voitures spé-ciales pour ce genre d’opércoation. Le procédé est du reste fort simple, on relie au robinet l’extrémité de l’un des câbles amenant le courant, et l’on fixe le câble de retour à un autre point de la conduite ou de la région à dégeler, en ayant soin d’interposer un rhéostat qui évite un excès de courant susceptible d’amener la fusion du plomb des conduites. En résumé, si l’électricité est par sa nature même l’agent de chauffage le plus commode et le plus pra-tique, il est sans contredit de beaucoup le plus citer, si cher même qu’on peut considérer son prix de revient comme prohibitif. Le chauffage électrique est essentiellement un chauffage de luxe, qui doit être réservé aux salles de très petites dimensions, aux chambres de malades, aux pièces où l’on veut éviter la suie, la fumée et l’altération de l’air. La cuisine électrique est aussi d’un prix élevé et ne se développera que dans les régions où la houille et le bois sont chers, mais où les chutes d’eau sont nombreuses et aménagées pour produire le courant. Le chauffage électrique peut être employé dans quelques usages spéciaux et surtout la nuit, à la con-dition que pendant cette période inactive le prix du courant soit notablement abaissé, et nous avons montré qu’il pouvait l’être. PROCÉDÉS NOUVEAUX A PROPOS DL 1:ÉPURATION DES EAUX DEGOUT A deux reprises différentes déjà no avons entreten nos lecteurs des recherches qui sc pourstitsuivent depdis quel-u ques années sur l’emploi de la tourbe combustible pour l’épuration des eaux d’égout ils ont pu lire une te de MM. Mante et Laine qui préconisent ce procédé no et des (0 LAn-Ili/Me, numéro de jale ■yon. observations de NI. Bernard Be.ault qui en signale les inconvénients D’après ce dernier, la tourbe arrosée d’eaux-vannes est vite colmatée, perd sa propriété de décomposer chimi-quement les matières organiques, et doit etre souvent remplacée. semble acquis cependant qu’il peut être remédié à ce défaut; nous avons reçu d’un autrespecialiste en la matière. NI. L. Gaultier, une communication dans laquelle il cite le D’ Calmette, directeur de lnstitut Pasteur de Lille, qui, au Congres des Ingénieurs-Hygiénistes réuni à Lyon dn i9o7, s’exprimait en ces termes au sujet des expériences e M. Monts : u Celles-ci ont eu pour but de montrer qu’avec la tourbe tt on obtient une nitrification lits active du sulfate d’ammo-u Iliaque et qu’on peut employer cette substance pour former ci un lit bactérien capable de produire rapidement une grande u quantité de nitrates… J’ai fait moi même des expériences u avec de la tourbe ces expériences m’ont montré que