FIND ART, DOC N » FE I t ) L’AMOUR DE L’ART DENTELLE POPULAIRE RUSSE. (XVIIle SIÉCLE). (Coll. Tcbékonine). En MarSe clu Premier Consrès crAt populaire Prague. 7-13 octobre 1928. -IL y a bien peu d’années, en somme, tout Européen d’une certaine culture se de-vait de s’esclaffer devant une image populaire, une sculpture nègre, un dessin d’enfant, et les rares amateurs d’un tel ordre d’oeuvres passaient pour des fous tranquilles. Eux-mêmes, un peu inquiets de leur perversion, se cherchaient des excuses. Que de précautions prend Barrès pour écrire, quelques années avant la guerre, qu’il trouvait un certain génie « barbare si l’on veut », dans les primitives images d’Epinal ! Une révolution complète s’est opérée. Les articles ou les expositions d’art primitif, populaire ou même enfantin, se sont multipliés dans les pays qui semblent en tête de l’évolution esthétique européenne. Enfin l’Institut International de Coopération In-tellectuelle, qui émane, comme l’on sait, de la S. D. N., vient de provoquer, sur l’ini-tiative de M. Focillon, la réunion d’un premier Congrès ayant justement pour objet l’étude, la préservation et, dans la mesure du possible, le réveil d-es Arts Populaires. Il faut l’avouer, bien des folkloristes et aussi quelques Etats, parmi lesquels, hélas ! la Belgique, si riche pourtant aussi bien en folklore qu’en folkloristes, n’avaient pas su prévoir l’importance d’un tel Congrès. Préparé de longue main par M. Dupierreux et mené, au point de vue scientifique, par M. A. Van Gennep, ce premier Congrès d’art populaire, où se sont rencontrés les délégués de trente et un pays, a rapporté et rapportera des moissons si riches qu’on ne saurait encore les évaluer. Des centaines de communications ont été faites, des films, des danses, des chansons, des objets de matières les plus différentes, du costume au dessin, du meuble à la céra-mique, ont été présentés, expliqués, dis-cutés. Ainsi d’innombrables facettes d’une beauté hier encore ignorée se mettent à luire, projetant à leur tour des clartés nou-