112 JARDINS & COTTAGES ouvrages qui, sans rien perdre de leur qualité, prennent un ca-ractère pratique. I,’ art n’a j amais été aussi utilitaire qu’aux gran-des époques de son histoire, quand peintres et sculpteurs groupés en corporations d’arti-sans ou réunis dans un atelier, sous un maître, travaillaient effectivement à décorer une église, un palais ou à fixer les traits de quelque illustre modèle. La théorie de l’art pour l’art qui fleurit au siècle dernier, si séduisante soit-elle, risauait fort L’enfant au nid de Gernetine Ou, de devenir une source de décadence. Ne nous plaignons donc pas trop à ce point de vue des rigueurs de la vie actuelle qui nous vaut appa-remment ce retour aux bons principes. En outre, le penchant que nous avons constaté en commençant coïncide de façon trop évidente avec l’aimable renaissance de l’art des jardins pour qu’on ne discerne pas un rapport direct entre l’un et l’autre. C’est la preuve que cet heureux mouve-ment, répandu grâce aux initiatives partielles mais souvent charmantes de l’Exposition des Arts Décoratifs, s’affirme de plus en plus dans le public. Et nous ne saurions trop nous en réjouir ici. La conception des modernes architectes de jardins entraîne la collaboration des sculpteurs. Eros