AMBASSADE. COIN DE SALON. DO NIQUE que le meuble en série, que le meuble à prix modéré, n’est nullement intéressant à étudier, et que les différences jouent ici sur des procédés de fabrication sur lesquels l’industriel peut avoir un moyen de contrôle, mais non pas l’artiste. Il en fut ainsi de tout temps. Les Chippendale, les Adams, les Riesener, les Jacob ont pu dessiner des modèles de meubles à bon marché, ce sont des pièces uniques qu’ils ont seules voulu signer. A d’autres le soin de les copier, de s’inspirer d’eux, de vulgariser leurs modèles. Ces argu-ments ont leur prix et nous devons reconnaitre que Ruhl-mann, Sue et Mare ou Rollot, qui disposaient de moyens considérables, ont eu raison de prodiguer leurs dons et de nous donner cette magnifique leçon de beauté. Il n’en demeure pas moins que, par suite d’une erreur que nous sommes les premiers àxegretter, il manque à cette Phaio Rep CRAMBES D’ENPANT. LOUIS none.. VILLA DU PEINTEMPS PIANO PLEYEL. ItIODÉLE POLLOT  » POMONN exposition de nous faire connaître et apprécier le moyen d’agencer modestement et pourtant avec goût la demeure d’aujourd’hui, la vôtre, la mienne, et non pas celle du riche collectionneur ou de l’opulent ambassadeur. Il nous manque, alors que nous comptons en si grand nombre les ensembles de mobiliers intéressants, l’installa-tion complète d’une maison ou de plusieurs maisons prises dans leur ensemble et agencées du rez-de-chaussée au sixième étage, avec leurs appartements de dimension et de prix différents — comme dans la réalité ! Car il est par trop décevant de se dire qu’entre le mobilier à vil prix des revendeurs du faubourg Saint-Antoine ou du boulevard Magenta et celui splendide et cossu qu’on nous expose, il n’y a rien qui puisse être à notre convenance et à notre gré. SALLE A MANGER. SADDIER nr FILS Photo /tep 39