INFORMATIONS BIBLIOGRAPHIE PRIX ARNYS. Le Pi ix Arnys ce 10 000 F a été divisé, par un jury composé de critiques, entre le jeune peintre Haminsky (premier prix) et Bat Yoser. Le jury a eu à citursir sur une quinzaine ue peintres sé,ecrionnés pour l’exposition finale, parmi lesquels Samuel Buri, avec une excellente participation, et Gamara ont été pa. ticuae.ement compétitifs. Haminsky est l’un des benjamins de la Galerie Al ne,uJ il pratique un art c,air et cadencé sur de nombreuses variations thé-mauLues. Il avait déjà été remarqué au cours de ses deux expositions particu. ie. es. G. G.-T. LA PEINTURE MODERNE (Hasan). Il faut souligner l’intéressante initiative des Editions Hazan qui viennent de mettre au jour, dans leur petite encyclopédie de l’art, cinq çascicules pré-sentés sous emboîtage commun et consacrés à La Peinture moderne. Le texte est dû pour la plus grande partie à Joseph-Emille Muller et concerne cinq périodes successives, de Manet aux néo-impressionnistes, de Gauguin aux Fauves, des Expressionnistes aux Surréalistes, des Cubistes aux premiers Abstraits, et enfin à la peinture abstraite. On peut certes discuter le découpage de ces titres qui ont, somme toute, été imposés par des raisons de format, autant que par une nécessité logique. Logique, en effet, pour décrire l’évolution de Gauguin aux Fauves par le post-impressionnisme, logique encore pour passer des Cubistes aux premiers Abstraits géométriques, mais le livre consacré aux Expressionnistes et aux Surréalistes, malgré un passage par Chagall, est plus artificiel, il nous prive dune comparaison expressionnistes-fauves, qui est toujours utile faire. Il sert un peu de fourre-tout et cela est nécessaire car il faut bien placer quelque part les individualités irréductibles à tout mouvement comme les naïfs ou comme Modigliani. L’auteur des quatre premiers fascicules, Joseph-Emile Muller, s’est fort bien tiré de la synthèse qu’il a entreprise. Je ne pourrais pas en dire autant de Frank Elgar à qui il a été échu de nous parler de la peinture abstraite. L’auteur prend son sujet de trop haut et sur un ton trop maussade, h se méfie visiblement des expressionnistes abstraits et les considère du bout de sa pincette avec quelque condescendance. Il est toujours fâcheux d’écrire un ouvrage sur un sujet encore aussi brûlant quand on ne manifeste pas, à l’égard de celui-ci, un minimum de sympathie. Le plus grave réside dans certaines erreurs concernant les influences réciproques subies et échangées par les jeunes artistes, notamment, lorsqu’on entre dans les eaux du Nouveau réalisme et du Pop Art. Certains sont présentés comme suiveurs alors qu’ils ont précédé les options de peintres plus bruyants et plus specta-culaires qu’eux. Le tout est noyé dans une sorte de réprobation ironique qui n’est pas faite pour mettre en appétit. Ce fascicu:e est le type de l’ouvrage faussement précis et fondamentalement négatif, écrit par un critique dont la culture et le sérieux ne sont pas à mettre en question, mais qui ne croit pas à son sujet. Gé-ald GASSICT-TALABOT. RYTHMES ET COULEURS, par Sonia Delaunay et Jacques Damase. La Galerie Berggruen a exposé dernièrement les 11 gouaches exécutées spécialement par Sonia Delaunay, pour illustrer un ouvrage raffiné conçu par Jacques Damase comme le fut autrefois « Jazz » de Matisse. Les gouaches étonnantes de dynamisme et d’éclat de l’incomparable Sonia Delaunay, ont été reproduites au pochoir en employant les mêmes couleurs que celles utilisées pour les originaux. Ce procédé artisanal minutieux a permis d’obtenir un résultat qui démarque tous les procédés traditionnels d’illustration ; il est en rapport avec le propos délibéré de l’auteur, Jacques Damase, qui était de sortir le livre de luxe des orniè es de la banalité. Le livre a été imprimé sur le plus beau papier à la main des Moulins Richard de Pas. Le texte poé:ic,ue développe cependant quelques thèmes qui relèvent de la critique d’art. Ce texte a été entièrement composé à la main suivant une typographie lettriste qui montre la supériorité d’un montage élaboré, quand il s’agit d’une édition de luxe destinée aux amateurs d’art comme aux bibliophiles. Dans l’oeuv. e de Sonia Delaunay, ce livre représente ce que Blaise Cendrars et Sonia avaient conçu pour la prcse du Trans-Sibérien. C’est une grande réussite. Simone FRIGERIO. LE CINEMA, par Georges Charensol. Un volume relié sous jaquette en couleurs, 390 pages, plus de 1 000 illustratons en noir et en couleurs ; filmographie des 1 000 meilleurs films do 1895 à 1965. Larousse, éditeur. De nombreux livres ont déjà été publiés sur le cinéma, mais ils se sont intéressés essentiellement à des points particuliers, à son histoire, à ses auteurs, à ses techniques, à ses vedettes, etc. : aucun n’avait encore envisagé tous les aspects. Le cinéma que vient de publier la Librairie Larousse dans sa collection in-quarto, comble cette lacune et offre au grand public la première des ency-clopédies sur le cinéma. L’ouvrage est d’abord une histoire générale du cinéma qui fait revivre toutes les époques du Septième Art : grands créateurs, films, acteurs, écoles, producteurs, etc., de tous les temps et de tous les pays. Des chapitres sont pour la première fois consacrés au documentaire, au film scientifique, au dessin animé, à la musique de film, au cinéma d’amateur, à la technique. On trouvera en fin de volume, et pour la premiè e fois égale-ment, la filmographie des « 1 000 meilleurs films, de 1895 à 1965 » (mise en scène ; titre du film et éventuellement celui de la version originale ; scénario, adaptation ; dialogue ; prise de vues ; musique ; décor ; direction artistique ; interprétation). NOVEMBER LUC PEIRE AT THE HENRI GALLERY WASHINGTON, D.C. Catherine Viviano Gallery 43 East 57 Street New York 22 N.Y. EUROPÉENS ET AMÉRICAINS CONTEMPORAINS Directeur de la publication : André Bloc LE DECOR DE THEATRE DE 1870 A 1914, par Denis Bablet. Editions du C.N.R,s, En premier lieu, dit l’auteur, je n’ai pas voulu étudier le décor en sot ni le considérer comme une quelconque branche des arts décoratifs, car j’aurait risqué d’en voir seulement l’aspect le plus superficiel. Il m’a paru nécessaire de le traiter comme l’un des éléments majeurs de la réalité théâtrale, de pose; les grands problèmes du décor de théâtre à propos de chacune de ses principales tendances : situation du décor dans l’ensemble du spectacle, fonction par rapport à l’oeuvie dramatique, lyrique ou chorégraphique, à le mise en scène, à l’acteur et au public, nature et importance relative de ses moyens d’expression et de ses modes de représentation, structure, organisation et mise en évidence de l’espace scénique. Au-delà donc de ce qu’il est convenu d’appeler « décor », c’est l’aspect visuel du spectacle pris dans son ensemble que je me suis efforcé d’analyser. En second lieu j’ai voulu traiter le décor comme un « phénomène de civilisation ». L’expression pourra paraître prétentieuse, mais il est aujourd’hui impossible de parler d’un art quel qu’il soit sans le situer par rapport aux données économiques, scientifiques, techniques, sociales et artistiques, et sans montrer l’influence profonde que ces facteurs exercent sur son évolution. Cependant mon livre n’est pas une histoire du décor au sens ordinaire du mot. On n’y trouvera point décrite la situation du décor dans tel ou tel pays à telle époque, et l’on y chercherait en vain une succession de portraits de décorateurs. Il fallait être clair, ne pas craindre d’être démonstratif j’ai préféré dégager les lignes de force, les courants majeurs, étudier les mouvements les plus significatifs dans les pays où ils s’étaient manifestés de la manière la plus typique : le naturalisme chez Antoine et Stanislavski, le phénomène de la collaboration des peintres au théâtre en France (Théâtre d’Art, L’Œuvre, Bouché), Russie (Meyerhold, Stanislavski, Ballets Russes) et Allemagne (Reinhardt), la recherche de nouvelles architectures scéniques en Grande. Bretagne, France et Allemagne. Cela ne devait pas m’empêcher d’étudier séparément l’oeuvre de Craig et d’Appia, tant elle revêt d’importance dans l’histoire du théâtre moderne. J’ai obéi au même souci de clarté dans le choix des illustrations : je souhaitais que les reproductions d’esquisses, de décors ou de photographies de scène soient nombreuses, si possible inédites ou rarement vues, mais très typiques des divers courants représentés «. On peut ne pas être d’accord sur certains partis pris adoptés par l’auteur. Il n’en demeure pas moins que cet ouvrage fait le point sur une période capitale de l’histoire du théâtre contemporain. Certes, le sujet des chapitres qui traitent du Gesamtkunstwerk, des Ballets russes, du naturalisme, du Théâtre d’Art, de l’oeuvre de Gordon Craig et de Appia nous était déjà connu. Mais l’auteur apporte justement les précisions et les mises au point nécessaires. Denis Bablet analyse aussi certains aspects mal connus de ces grands courants esthétiques du théâtre moderne ; mais surtout il nous révèle les origines de la scénographie ou des procédés scéniques actuels et nous éclaire sur l’évolution de l’architecture scénique moderne. Certains points de vue sont partiellement discutables, mais le plan géné-al de l’ouvrage est excellent, la bibliographie et la documentation tout à fait remarquables. Cet ouvrage, résultat de longues années de recherches, a permis à l’auteur en juin 1965 de soutenir une thèse de Doctorat en Sorbonne. DAUMIER ET SON MONDE, par Raymond Escholier. Editions Berger-Levrault Ce Daumier, quel sculpteur ! «. L’exclamation est de Rodin. Depuis, el malgré de louables tentatives, jamais la sculpture de Daumier n’a vraiment obtenu droit de cité, en ce sens tout au moins que bien des esprits avertis des choses de l’art l’ignorent à peu près. Le dessinateur n’est pas toujours reconnu non plus à sa juste valeur. Il est vrai que le caricaturiste, chez Daumier cache parfois un peu trop l’artiste. Encore convient-il de porter sur ce plan un jugement nuancé. Les bourgeois de l’époque reprochaient stupi-Cernent à Daumier de « faire laid », ce qui n’a du reste aucun sens. Et comme le disait encore Rodin : « Dans l’art, est beau uniquement ce qui a du caractère. Le caractère, c’est la vérité intense d’un spectacle naturel quelconque, beau ou laid ; et même ce qu’on pourrait appeler une vérité double : car c’est celle du dedans traduite par celle du dehors; c’est l’âme, le sentiment, l’idée qu’expriment les traits d’un visage, les gestes et les actions d’un être humain, les tons d’un ciel, la ligne d’un horizon ». Et puis, pour bien comprendre Daumier en ce sens, il importe de le replacer dans son temps. C’est ce qu’a fait Raymond Escholier dans ces pages, et rien ne pouvait mieux nous restituer, en effet, « Daumier et son monde » que le caractère anecdotique de cet ouvrage. Voici, sur Daumier, un livre simple et sain. Roger BORDIER. AQUARELLES DE HARTUNG, 1922. Texte de Will Grohmann. Editions Erker-Verlag, St. Galien. Ce très bel album qui comprend les planches en couleur de 33 aquarelles de Hartung dont la plus ancienne est un paysage expressionniste de 1921, dissipera toutes les équivoques concernant les points de départ de la peinture de Hartung qu’on a faussement attribués à la calligraphie japonaise. La plupart des aquarelles de cette époque ont permis au critique allemand Will Grohmann d’étayer les thèses de son étude sur la première phase de la démarche complexe de Hartung. Cet ouvrage fera autorité dans la bibliographie de l’artiste. S. F. IN DEN FLAMMEN. Gesang des Mônchs an Madame Nhu, par Ruth Francken et Michel Butor. Post-face d’Herbert Read. Editions Belser, Stuttgart. L’atroce actualité vietnamienne avait inspiré à l’artiste Ruth Francken el à l’écrivain Michel Butor cet ouvrage, paru en 1965, et qui se présente comme une sorte de dialogue entre les aquarelles et le texte. LE THÉATRE DANS LE MONDE (iTi) Volume XV-1 SOMMAIRE LE THEATRE TOTAL (second fascicule) 1 Editorial, par René Haineaux. 3 Totaltheater (Théâtre de la Totalité) et Totales Theater (Théâtre Total), par Erwin Piscator. 8 Mise en scène et Scénographie nouvelles, par Jacques Polieri. 16 Pour une interprétation totale, par Jerzy Grotowski. 24 Les Gens de Théâtre répondent à notre enquête: Ritva Arvelo (Finlande), Claus Henning Bachmann (Allemagne), François Billetdoux (France), Adam Hanusziewicz (Pologne ), Allan Kaprow (U.S.A.), Peter Kleinschmitt (Allemagne), Jan Kopecky et Miroslav Kouril (Tchécos’ovaquie), Bengt Jahnsson-Pi Lind (Suède), Val May (Grande-Bretag Tunc Yalman (Turquie), Bend Alois Zimmermann (fiele-rial 47 Bibliographie. En couverture: Théâtre du Mouvement Tot Polieri. Etude n » 1, 1958. Architecte: Enzo Dépôt légal n. 272 – 4. trimestre 1966 – Imprimé en France nain S.P.I., 27, ru: N.colo, Perisr.